L’accord de Cotonou offre depuis peu aux Acteurs Non étatiques (ANE) la possibilité de participer au dialogue avec les gouvernements sur les stratégies et politiques de développement à tous les niveaux (local, sectoriel, national, régional …). Cette participation découle de la démocratisation des sociétés et de la nécessité de participation des citoyens aux processus de prise de décision.

Encore dénommée dialogue politique, la participation des ANE aux processus politiques est un phénomène récent.
Né à la suite de l’Accord de Cotonou, le dialogue politique est donc un processus d’échanges d’idées, de réflexions et d’expériences entre des acteurs de développement – au sein d’une communauté (dialogue à la base), d’une nation (dialogue national), d’un partenariat (bilatéral) ou entre plusieurs Nations (plurilatéral et multilatéral – tous mus par le souci de parvenir à une compréhension mutuelle, à une harmonisation des idées et à un consensus pour la prise de décision commune ou partagée sur les enjeux de politique publique.

Il se manifeste par la prise en compte des différents groupes structurés dans les prises de décisions. Les ANE sont supposés défendre les intérêts du groupe qu’ils représentent. Les représentants des riziculteurs ou des aviculteurs par exemple sont censés soulever les préoccupations des riziculteurs ou des aviculteurs au sujet des stratégies et politiques publiques.

L’Accord de Cotonou prévoit l’implication des acteurs non étatiques (la société civile, le secteur privé et les syndicats) et les collectivités locales dans la consultation et la planification des stratégies nationales de développement. Pour ce faire, il est prévu qu’ils aient accès à des ressources financières, participent à la mise en œuvre des programmes et bénéficient d’un appui pour le renforcement de leurs capacités.